Draguignan, Collobrières, Hyères : quand l’automne varois se fait complice de nos curiosités
12 octobre 2026 · La rédaction de Sortir en Provence-Alpes-Côte d'Azur · Var
L’automne s’installe dans le Var avec cette douceur particulière qui transforme chaque sortie en une parenthèse. Cette semaine, le département se fait le théâtre de rencontres inattendues : entre mémoire russe et saveurs locales, architecture agricole et mots qui dansent, il y a de quoi composer un programme à la mesure de ses envies. Et si l’on osait sortir des sentiers battus, là où l’histoire, le terroir et l’art de vivre provençal se révèlent sans fard ?
Draguignan, capitale éphémère des récits qui nous lient
La ville de Draguignan, souvent associée à son patrimoine militaire, se mue cette semaine en un lieu où les histoires s’entrelacent. Le lundi 5 octobre, la Faculté de Droit ouvre ses portes pour un rendez-vous thématique audacieux : « Les Russes et Nice, une longue histoire d’amour ». Comment l’hivernage sur la Côte d’Azur est-il né ? Pourquoi cette attirance des aristocrates russes pour nos rivages ? Une plongée dans un chapitre méconnu de notre région, où le luxe discret des palaces niçois côtoyait les rêves d’exil. À ne pas manquer, surtout si l’on aime ces récits où l’Histoire se raconte à hauteur d’hommes et de femmes.
Mais Draguignan ne s’arrête pas là. Du 7 au 16 octobre, le festival Entretoiles investit le CGR pour une programmation cinéphile qui sent bon le tapis rouge. Six films du dernier Festival de Cannes, présentés par Abdoul, l’animateur de « Abdoul fait son cinéma » sur France 3. Une occasion rare de (re)découvrir ces œuvres dans un cadre intimiste, où le cinéma redevient un art de partage. Et pour celles et ceux qui cherchent du sens au-delà des images, la Chapelle de l’Observance accueille jusqu’au 31 octobre l’exposition « Une envolée d’espérance », dans le cadre d’Octobre rose. Une série de photographies signées Alexia Cassar, suivie d’une conférence le 22 octobre sur l’estime de soi après l’épreuve. Parce que l’art, parfois, est le plus beau des remèdes.
Collobrières, ou l’art de célébrer l’automne avec gourmandise
Si Draguignan mise sur les mots et les images, Collobrières, elle, mise sur les sens. Les Fêtes de la Châtaigne et du terroir, qui s’étalent sur trois dimanches (11, 18 et 25 octobre), sont bien plus qu’un simple marché : c’est une invitation à vivre le massif des Maures autrement. Entre dégustations, balades et rencontres avec les producteurs, on y célèbre cette châtaigne qui, depuis des siècles, rythme la vie du village. Et pour aller plus loin, la visite de la Châtaigneraie Godissard le 11 octobre offre un voyage au cœur du savoir-faire local. Sophie, productrice passionnée, y dévoile les secrets de la culture du châtaignier et de la fabrication des produits dérivés. Un atelier qui parle de terre, de patience et de transmission – trois valeurs qui résonnent particulièrement en cette saison.
Hyères et Sainte-Maxime : quand la culture se fait accessible
À Hyères, le 12 octobre, le Lycée agricole ouvre ses portes pour une visite architecturale coorganisée par la MAV PACA et MALTAE. Le site d’Agricampus, souvent méconnu, est pourtant un haut lieu de l’histoire agricole de la ville. Une occasion de découvrir comment l’architecture peut servir un projet pédagogique et humain, loin des clichés sur les lycées techniques. Un coup de cœur de cette sélection, tant cette visite promet d’être une belle surprise pour celles et ceux qui aiment les lieux chargés d’histoire et de vie.
Du côté de Sainte-Maxime, on mise sur la légèreté et la transmission. Les ateliers « Acamp dei pitchoun » le 7 octobre proposent une plongée ludique dans la langue provençale, à travers des jeux, des chansons et des histoires. Une façon de faire vivre cette langue qui, bien que moins parlée qu’autrefois, reste un marqueur fort de notre identité. Et pour celles et ceux qui préfèrent les mots écrits, la lecture théâtralisée du roman Le Ciel l’a mauvaise d’Éléa Marini, le 13 octobre, promet une heure d’émotions, entre résilience et espoir. Un moment rare, où la littérature se fait performance.
Et si l’on poussait un peu plus loin ?
Le Var ne se résume pas à ses événements éphémères. Pour celles et ceux qui auraient envie de prolonger leur escapade, quelques idées de visites permanentes :
- La Grotte des Fées à Châteauvieux, une œuvre de Françoise Franjou qui mêle poésie et mystère.
- « Le Devoir de Mémoire » de Benjamin Vasapolli à La Martre, une installation qui interroge notre rapport à l’Histoire.
- « Le Veilleur » de Michel Giuliano au Bourguet, une sculpture qui semble veiller sur les collines environnantes.
- « Lei Rore ei Aiga » de Mireille Rouvier à Brenon, une œuvre qui célèbre le lien entre la rosée et l’eau, deux éléments si précieux en Provence.
Cette semaine dans le Var, l’automne n’est pas une saison qui s’endort, mais une saison qui s’invente. Entre mémoire, terroir et créations artistiques, il y a mille façons de la vivre – à condition de se laisser surprendre.
Pour en savoir plus
- Histoire et Société - RDV thématique
- Ateliers à la découverte du provençal : acamp dei pitchoun
- Entretoiles - Festival tapis rouge
- Octobre rose - Exposition et conférence d'Alexia Cassar
- Fêtes de la Châtaigne et du terroir
- Visite de la Châtaigneraie Godissard
- Visite architecturale coorganisée par la MAV PACA et MALTAE, accueillie par les usagers du site du Lycée agricole d'Hyères, le 12 octobre 2026 10h 17h
- Conférence - L’épuisement dans les métiers de l’accompagnement
- Defis emploi
- Lecture théâtralisée : le ciel l’a mauvaise
- "La Grotte des Fées" de Françoise Franjou
- "Le Devoir de Mémoire" de Benjamin Vasapolli
- "Le Veilleur" de Michel Giuliano
- "Lei Rore ei Aiga" de Mireille Rouvier